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3 conseils pour dépasser le sentiment d’illégitimité

Vers l’âge de 19 ans, je fréquentais déjà celui qui allait devenir mon ex-mari 10 ans plus tard. Je travaillais également avec lui en tant que responsable communication, de manière bénévole. J’étais étudiante en communication et je travaillais en alternance au sein de l’agence renommée Carat (groupe Dentsu Aegis). Je ne savais pas exactement ce que je valais mais je savais ce que je voulais : apprendre. Cela pourrait venir de mon côté HP découvert il y a peu de temps : je suis une assoiffée d’apprentissage. Lorsqu’un sujet m’intéresse, je peux y passer des heures et tenter d’explorer tous les aspects de ce sujet. À cette époque, je venais de découvrir la « grandeur » de la communication et c’était suffisant pour que j’accepte d’aider ce jeune homme dont j’étais follement (trop) amoureuse. En 2009, les réseaux sociaux étaient déjà présents mais on privilégiait encore beaucoup les échanges dans le réel. C’est comme cela que, sans le savoir, j’ai eu ma première mission de consultante. Avec cette expérience, les portes du milieu de la mode parisienne s’ouvraient à moi et son premier défilé était un franc succès, c’était un premier grand pas en tant que professionnelle. Je commençais à me faire remarquer car j’avais plusieurs fonctions en tant que responsable de communication : je m’occupais des partenaires et de toute la gestion administrative (dossiers de financement, création des lookbooks, dossiers de partenariats) mais aussi d’une partie des relations presse, du media training (j’avais obtenu des passages en radio), de la communication sur les réseaux sociaux, du graphisme, de l’organisation des photoshoot autant que la direction artistique. En réalité, j’étais à la fois le porte-parole de la marque et le bras-droit du créateur mais je manquais tellement de confiance à moi que malgré tous les succès, je n’aurais jamais osé demander plus que ce que l’on m’accordait. J’estimais que j’avais de la chance. Mon travail, mon talent n’existaient pas vraiment et puis j’étais là un peu par hasard…N’importe qui aurait pu être à ma place… Cela vous parle ? Je vous annonce que vous n’êtes pas seul !

Alors, comment on dépasse le sentiment d’illégitimité ? Comment oser demander ce qui nous revient, ce que l’on mérite vraiment ?

  1. Notez vos succès.

On n’y pense pas toujours car on fait souvent l’inverse : on note aisément nos échecs et on en fait tout un plat. Pourtant, nos succès autant que nos échecs contribuent à nous faire grandir. Les succès nous permettent d’augmenter notre confiance en soi, indispensables pour passer à des niveaux supérieurs et pour affronter des obstacles de plus en plus difficiles. Notez vos succès vous permettra de vous souvenir de ce que vous avez été capable d’accomplir mais aussi des obstacles que vous avez réussi à surmonter. Notez-les et relisez-les ! Oui, relisez-les : les jours de fatigue, les jours où vous avez l’impression que la montagne est trop haute pour vous, les jours où des personnes aigries vous disent que vous n’y arriverez jamais. Vous verrez que vous avez déjà bien grimpé jusqu’à là et que vous pourrez aller encore plus loin ! 

  1. Offrez-vous un débat intérieur triomphant !

C’est dans la tête que la perception d’illégitimité prend toute son ampleur. On se fait un dialogue interne dans lequel on s’explique combien nous ne sommes pas assez. Pas assez grand, pas assez beau, pas assez talentueux, pas assez diplômé, pas assez expérimenté, pas assez reconnu, etc. J’ai une nouvelle pour vous : vous aurez toujours l’impression qu’il vous manque quelque chose mais vous aurez toujours l’essentiel ! Eh oui. Cela peut paraître paradoxale pourtant cela reflète bien l’état d’esprit de la société dans laquelle l’on vit. Les marques, omniprésentes, tentent de continuellement nous rappeler qu’il nous manque quelque chose. Venant d’une marketeuse, cela peut paraître indécent mais c’est justement parce que je désapprouve de nombreuses pratiques des gens de ma profession que je le dis. Mais là n’est pas le sujet, on en reparlera. Revenons à l’illégitimité. Lorsque vos pensées commencent à vous dire combien vous n’êtes pas assez, contre-argumentez ! Exemple, lorsque vous vous dites « Tu n’as même pas de diplôme, c’est normal que les gens ne te fassent pas confiance ! » répondez-lui « Tu mens, dans cette activité le diplôme est loin d’être obligatoire. Regarde, untel ou encore untel a réussi sans diplôme ! ». Quand vous vous dites « Avec ton parcours, personne ne te fera jamais assez confiance !», répondez-vous que la confiance démarre par soi-même et cherchez des exemples dans votre vie ou dans votre entourage de personnes au profil similaire au vôtre. N’arrêtez ce dialogue intérieur que lorsque votre « vous » positif, optimiste et encourageant aura gagné ce débat. Faites de recherches, recherchez des témoignages et recommencez autant de fois que nécessaire.

  1. Osez demander plus.

Je crois que je vendais mes premières prestations en stratégie de communication à des prix ridicules : autour de 400€ le plan de communication. C’est ridicule lorsque l’on sait le temps, l’énergie à utiliser pour concevoir des stratégies qui seront les fondations d’une entreprise pour des années. Ce tarif ne représente même pas 1% de ce que pouvait rapporter à mes clients mes outils et conseils. Je vous partagerais plus d’informations sur le plan de communication dans un autre article. Ici, je veux insister sur l’importance d’oser demander plus car tant que vous ne vous sentez pas légitime, vous valez forcément plus que les tarifs que vous annoncez. Par manque d’assurance, on a tendance à baisser ses tarifs en espérant que des clients auront confiance parce que nous-même on manque de confiance. Pour l’avoir vécu, je peux vous dire que c’est un mauvais calcul. En effet, vous demandez moins mais vous faites plus que ce pourquoi vous travailler. Votre motivation n’est pas à son apogée et le client peut, malgré tout demander encore plus sans avoir conscience de la valeur réelle de ce que vous apportez. Osez demande plus. Un client de perdu vaut mieux qu’un client gagné qui ne valorisera pas votre travail et vous fera sentir encore moins talentueux que vous ne l’êtes en réalité.


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