3 CONSEILS POUR DÉPASSER LE SENTIMENT d’ILLÉGITIMITÉ

Vers l’âge de 19 ans, je fréquentais celui qui allait devenir mon ex-mari 10 ans plus tard. Je travaillais également avec lui en tant que responsable communication bénévole. J’étais étudiante en communication et je travaillais en alternance au sein de l’agence renommée Carat (groupe Dentsu Aegis). Je ne savais pas exactement ce que je valais mais je savais ce que je voulais : apprendre. Cela doit venir de mon côté HP découvert il y a peu de temps : je suis une assoiffée d’apprentissage. Lorsqu’un sujet m’intéresse, je peux y passer des heures et tenter d’explorer tous les aspects de ce sujet. Je venais de découvrir la « grandeur » de la communication et c’était suffisant pour que j’accepte d’aider ce garçon que je fréquentais à communiquer. A cette époque, les réseaux sociaux étaient déjà présents mais on privilégiait encore beaucoup les échanges dans le réel. C’est comme cela que, sans le savoir, j’ai eu ma première mission de consultante. Avec cette expérience, les portes du milieu de la mode parisienne s’ouvraient à moi. Son premier défilé était un franc succès, c’était un premier grand pas en tant que professionnel. Je commençais à me faire remarquer car j’avais plusieurs fonctions en tant que responsable de communication : je m’occupais des partenaires et de toute la gestion administrative (dossiers de financement, création des lookbooks, dossiers de partenariats) mais aussi une partie des relations presse, du media training, de la communication sur les réseaux sociaux, du graphisme, de l’organisation des photoshoot autant que la direction artistique. En réalité, j’étais à la fois le porte-parole de la marque et le bras-droit du créateur mais je manquais tellement de confiance à moi que malgré tous mes succès, je n’aurais jamais osé demander plus que ce que l’on m’accordait.  Ça vous parle ? Je vous annonce que vous n’êtes pas seul ! Alors, comment on dépasse ce sentiment d’illégitimité ? Comment oser demander ce qui nous revient, ce que l’on mérite vraiment ?

  1. Notez vos succès.

On n’y pense pas toujours car on fait souvent l’inverse : on note nos échecs et on en fait un plat de fête, n’est-ce pas ? Pourtant, nos succès autant que nos échecs contribuent à nous faire grandir. Les succès nous permettent d’augmenter notre confiance en soi, indispensable pour passer à des niveaux supérieurs et pour affronter des obstacles de plus en plus difficiles. Notez vos succès vous permettra de vous souvenir de ce que vous avez été capable d’accomplir mais aussi des obstacles que vous avez réussi à surmonter. Notez-les et relisez-les ! Oui, relisez-les, les jours de fatigue. Les jours où vous avez l’impression que la montagne est trop haute pour vous, relisez vos succès. Vous verrez que vous avez déjà bien grimpé ! ?

  1. Offrez-vous un débat intérieur triomphant !

C’est dans la tête que la perception d’illégitimité prend toute son ampleur. On se fait un dialogue interne dans lequel on s’explique combien nous ne sommes pas assez. Pas assez grand, pas assez beau, pas assez talentueux, pas assez diplômé, pas assez expérimenté, pas assez reconnu, pas assez ceci ou cela. J’ai une nouvelle pour vous : vous aurez toujours l’impression qu’il vous manque quelque chose mais vous aurez toujours l’essentiel ! Eh oui. Cela peut paraître paradoxale pourtant cela reflète bien l’état d’esprit de la société dans laquelle l’on vit. Les marques, omniprésentes, tentent de continuellement nous rappeler qu’il nous manque quelque chose. Venant d’une marketeuse, cela peut paraître indécent mais c’est justement parce que je désapprouve de nombreuses pratiques des gens de ma profession que je le dis.

Revenons-en au débat. Lorsque vos pensées commencent à vous dire combien vous n’êtes pas assez, contre-argumenter ! Exemple, lorsque vos pensées vous disent « Tu n’as même pas de diplôme, c’est normal que les gens ne te fassent pas confiance ! » répondez-lui « Tu mens, dans cette activité le diplôme est loin d’être obligatoire. Regarde, untel ou encore untel a réussi sans diplôme ! ». N’arrêtez ce dialogue intérieur que lorsque votre « vous » positif, optimiste et encourageant aura gagné ce débat. Faites de recherches, recherchez des témoignages et recommencez autant de fois que nécessaire.

  1. Osez demander plus.

Je crois que je vendais mes premières prestations en stratégie de communication à des prix ridicules : autour de 400€ le plan de communication. C’est ridicule lorsque l’on sait le temps, l’énergie à utiliser pour concevoir des stratégies qui seront les fondations d’une entreprise pour des années. Ce tarif ne représente même pas 1% de ce que pouvait rapporter à mes clients mes outils et conseils. Je vous partagerais plus d’informations sur le plan de communication dans un autre article. Ici, je veux insister sur l’importance d’oser demander plus car tant que vous ne vous sentez pas légitime, vous valez forcément plus que les tarifs que vous annoncez. Par manque d’assurance, on a tendance à baisser ses tarifs en espérant que des clients auront confiance parce que nous-même on manque de confiance. Pour l’avoir vécu, je peux vous dire que c’est un mauvais calcul. En effet, vous demandez moins mais vous faites plus que ce pourquoi vous travailler. Votre motivation n’est pas à son apogée et le client peut, malgré tout demander encore plus sans avoir conscience de la valeur réelle de ce que vous apportez. Osez demande plus. Un client de perdu vaut mieux qu’un client gagné qui ne valorisera pas votre travail et vous fera sentir encore moins talentueux que vous ne l’êtes en réalité.

Si ces 3 conseils ne suffisent pas à vous aider face à ce sentiment d’illégitimité, je vous invite à prendre rendez-vous avec moi pour une heure de conseil. On pourra déterminer les origines de ce sentiment et mettre en place un plan pour y remédier sur du long-terme.

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